"Le
pays du Haut Rouergue",
et
le Carladez...
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Pays
du Haut-Rouergue,
le site officiel du pays du
nord-Aveyron
Du
bassin d'activité "Comtal,
Vallée-du-Lot & Carladez"...
Initiés
par le conseil général, ces micro-territoires constituaient jusqu'en
2002 une structure inter-cantonale intermédiaire devant évoluer
vers les futurs pays initiés par l'Etat.
A
défaut d'avoir su intégrer l'Aubrac voisin à temps, le canton
de Mur-de-Barrez s'est trouvé regroupé à une vaste zone allant
de l'extrême nord-Aveyron aux portes du Grand Rodez (cf. tableau ci-dessous).
La bassin "Comtal, Vallée du
Lot et Carladez" présente une extrême diversité géographique,
économique et culturelle de par les communes et cantons qui le compose.
au "pays du Haut-Rouergue"
En cours de constitution début
2004 (l'association de préfiguration est présidée par M.
Jean-Claude Luche, maire et conseiller-général de Saint Geniez d'Olt),
le pays du Haut Rouergue devrait regrouper, outre la plupart des cantons les cantons
de la Vallée du Lot et du Carladez, mais aussi fort logiquement
ceux de l'Aubrac et de la Viadène, qui comprennent St Geniez
d'Olt, Laguiole, Saint Amans des Cots, Sainte Geneviève-sur-Argence et
Saint Chély d'Aubrac, soit pas moins de 11 cantons et 62 communes.
La création de ce
grand "pays
du Haut Rouergue" a été confirmée en
mars 2002 par la CRADT (Conférence régionale d'aménagement
du territoire), même s'il subsiste quelques incertitudes quant à
la présence dans ce pays de deux cantons qui peuvent lui paraître
quelques peu étrangers : Bozouls et Laissac. En effet,
compte-tenu de leur extrême proximité avec l'agglomération
du Grand Rodez et de leur imbrication réelle dans l'économie ruthénoise,
on peut s'étonner de leur volonté de rattachement au pays du Haut
Rouergue alors que le réalisme et la cohérence voudraient qu'ils
intègrent plutôt le pays ruthénois dont ils constituent
le prolongement direct et partagent beaucoup de centres d'intérêts.
L'association
de préfiguration du pays
du Haut Rouergue ne l'entend pas ainsi. Lors d'une assemblée
extraordinaire le 21 mars 2002, elle a confirmé son projet de pays incluant
les cantons de Bozouls et Laissac en dépit de l'avis contraire
de la CRADT.
Lorsque l'on connaît
le dynamisme de Bozouls (le seul canton du pays du nord-Aveyron à
voir sa population augmenter : +10.60% entre 90/99), on peut comprendre son penchant
pour le nord-Aveyron, dont le canton (19% de la population) lui assurait une influence
bien plus importante que dans le "pays ruthénois" fort
de près de 100 000 habitants, où il représentera moins de
5% de la population... Pourtant, Bozouls ne doit-il pas son développement
à sa proximité avec la dynamique agglomération du Grand Rodez
?
Et le Carladez dans ce vaste
pays ?
Comment pourra-t-il tirer
son épingle du jeu ? Peut-il ignorer la proximité du département
voisin du Cantal auquel il est fortement imbriqué, sans oublier la proximité
de l'agglomération d'Aurillac. Sans renier son profond attachement
à l'Aveyron, le Carladez aveyronnais peut-il feindre d'ignorer certaines
réalités géographiques et la longue histoire commune avec
le Carlades cantalien voisin ?
Un
nouveau challenge de taille et des choix qui engageront durablement l'avenir de
l'actuel canton de Mur-de-Barrez. Reste à faire les bons choix pour
demain et à ne pas s'endormir au sein d'un vaste et fort disparate pays
du Haut Rouergue !
A
propos des "pays" aveyronnais :
La
justification des pays voulue par l'état étant d'abord économique
et sociale, leur fondement repose d'abord sur une réalité locale
liée à la proximité d'une zone commerciale et de services
importante et attractive. En cela, la logique des pays s'inscrit dans la logique
de renforcement des bassins d'emploi et de vie existants (guère plus de
deux ou trois par département en régle générale).
On
peut donc s'interroger sur l'entêtement de certains élus locaux à
vouloir créer un pays au contour géographique diffus et disparate,
sans grande cohérence, incluant notamment les deux seuls cantons (Bozouls
et Laissac) connaissant une progression de leur population (grâce
justement à leur proximité géographique avec l'agglomération
du Grand Rodez) !
Peut-on
sincèrement laisser croire qu'en réduisant à la portion congrue
le pays ruthénois, on pourra freiner son irrésistible expansion
pourtant si vitale pour l'ensemble de l'Aveyron, et par voie de conséquence,
renforcer les zones rurales alentour qui ne doivent leur expansion qu'à
leur seule proximité avec Rodez ?
On
est en droit d'en douter sérieusement. En espérant que le bon sens
finira par l'emporter sur les petites querelles de clochers d'un autre âge...
A suivre !
Pour
plus d'information :