Le canton de Mur-de-Barrez...

Il se compose de 6 communes (par ordre d'importance) :

commune
population (RGP 99)
variation 90/99
superficie (km²)
densité (km²)
Mur-de-Barrez
880 h
-20,6%
20,18
43.6
Brommat
781 h
-9.3%
43,23
18,1
Lacroix-Barrez
550 h
-4,2%
28,01
19,6
Taussac
526 h
-3,3%
39,31
13,4
Thérondels
478 h
-5.4%
38,47
12,4
Murols
130 h
-25,7%
13,91
9,3
Canton de Mur-de-Barrez
3 345 h
-11,2%
183,11
18,3

En 1990, le canton de Mur-de-Barrez comptait en effet 3 768 habitants, contre 4 150 en 1982 et 4 252 en 1975. Soit une baisse de l'ordre de 1/4 de sa population en un quart de siècle !

Au plan départemental, par sa population, le canton se situe dorénavant au 26ème rang sur un total de 46 ; soit nettement en dessous de la moyenne (population moyenne d'un canton : 5 710 habitants).

Le canton de Mur-de-Barrez est aujourd'hui constitué en communauté de communes : Le Carladez, elle-même associée au bassin d'activité : "Comtal, Vallée du Lot, Carladez" qui est en passe de constituer l'un des maillons du "pays du Haut Rouergue" avec l'apport des autres cantons du nord-Aveyron : Saint Geniez d'Olt, Laguiole, Saint Amans-des-Cots, Sainte Geneviève-sur-Argence et Saint Chély d'Aubrac.

A titre de comparaison, l'évolution de la population des autres cantons du nord de l'Aveyron est la suivante (source Insee / RGP99) :

canton
population (RGP 99)
variation 90/99
superficie (km²)
densité (km²)
Espalion
6 978 h
- 3,3%
166.76
42
Mur-de-Barrez
3 345 h
- 11,5%
183.11
18
Saint Geniez d'Olt
3 204 h
- 5,8 %
194.49
16
Estaing
3 023 h
- 3,2%
142.76
21
Entraygues-sur-Truyère
2 548 h
- 12.3%
146.60
17
Laguiole
2 450 h
- 3,5
186.34
13
Saint Amans-des-Cots
2 242 h
- 8,0%
171.89
13
Sainte Geneviève-sur-Argence
2 131 h
- 9,8%
194.15
11
Saint Chély d'Aubrac
881 h
- 1,7%
124.73
7

Le canton de Mur-de-Barrez reste encore aujourd'hui le plus important du nord-Aveyron, mais loin derrière Espalion (6 978 h) et juste devant St Geniez d'Olt. Sa situation demeure toutefois extrêmement précaire en raison du veillisement croissant de sa population et du peu de jeunes qui s'y établissent en l'absence de véritable dynamique de l'emploi au plan local.

Un rapide aperçu du nord-Aveyron met en évidence son extrême fragilité démographique et plus particulièrement en ce qui concerne la partie "montagne", essentiellement constituée de vastes plateaux de moyenne montagne (situés entre 600 m et 1 400 m) à vocation quasi-exclusivement agricole. Seuls les secteurs d'Espalion et Laguiole semblent mieux résister car mieux diversifiés, proches de Rodez et nettement moins enclavés.

De ce point de vue, l'absence de véritable politique d'aménagement du territoire au niveau de l'Etat depuis des décennies et le peu de pouvoirs et de moyens octroyés aux collectivités départementales et régionales laissent peu de place pour le développement de ces zones montagneuses exentrées dont l'économie repose essentiellement sur l'agriculture.

On peut espérer que le nouveau "pays du haut-Rouergue" crée en 2003, par sa taille et ses moyens plus adaptés, contribuera à enrayer la désertification qui menace ces territoires, sous peine d'obèrer irrémédiablement l'avenir de ces territoires ruraux de moyenne montagne à l'équilibre trés fragile !


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