En 1990, le canton
de Mur-de-Barrez comptait en effet 3 768 habitants, contre 4 150
en 1982 et 4 252 en 1975. Soit une baisse de l'ordre de 1/4 de sa
population en un quart de siècle !
Au
plan départemental, par sa population, le canton se situe dorénavant
au 26ème rang sur un total de 46 ; soit nettement en dessous de la moyenne
(population moyenne d'un canton : 5 710 habitants).
Le
canton de Mur-de-Barrez est aujourd'hui constitué en communauté
de communes : Le Carladez, elle-même associée
au bassin d'activité : "Comtal, Vallée
du Lot, Carladez" qui est en passe de constituer l'un des maillons du
"pays du Haut
Rouergue" avec l'apport des autres cantons du nord-Aveyron
: Saint Geniez d'Olt, Laguiole, Saint Amans-des-Cots, Sainte Geneviève-sur-Argence
et Saint Chély d'Aubrac.
A
titre de comparaison, l'évolution de la population des autres cantons du
nord de l'Aveyron est la suivante (source Insee
/ RGP99) :
| canton |
population (RGP 99) |
variation 90/99 |
superficie (km²) |
densité (km²) |
| Espalion |
6 978 h |
- 3,3% |
166.76 |
42 |
| Mur-de-Barrez |
3 345 h |
- 11,5% |
183.11 |
18 |
| Saint Geniez
d'Olt |
3 204 h | -
5,8 % | 194.49 |
16 |
| Estaing |
3 023 h |
- 3,2% |
142.76 |
21 |
| Entraygues-sur-Truyère |
2 548 h |
- 12.3% |
146.60 |
17 |
| Laguiole |
2 450 h |
- 3,5 |
186.34 |
13 |
| Saint Amans-des-Cots |
2 242 h |
- 8,0% |
171.89 |
13 |
| Sainte
Geneviève-sur-Argence |
2 131 h | -
9,8% | 194.15 |
11 |
| Saint Chély
d'Aubrac | 881
h | -
1,7% | 124.73 |
7 |
Le
canton de Mur-de-Barrez reste encore aujourd'hui le plus important du nord-Aveyron,
mais loin derrière Espalion (6 978 h) et juste devant St Geniez
d'Olt. Sa situation demeure toutefois extrêmement précaire en
raison du veillisement croissant de sa population et du peu de jeunes qui s'y
établissent en l'absence de véritable dynamique de l'emploi au plan
local.
Un rapide aperçu
du nord-Aveyron met en évidence son extrême fragilité démographique
et plus particulièrement en ce qui concerne la partie "montagne",
essentiellement constituée de vastes plateaux de moyenne montagne (situés
entre 600 m et 1 400 m) à vocation quasi-exclusivement agricole. Seuls
les secteurs d'Espalion et Laguiole semblent mieux résister
car mieux diversifiés, proches de Rodez et nettement moins enclavés.
De
ce point de vue, l'absence de véritable politique d'aménagement
du territoire au niveau de l'Etat depuis des décennies et le peu de pouvoirs
et de moyens octroyés aux collectivités départementales et
régionales laissent peu de place pour le développement de ces zones
montagneuses exentrées dont l'économie repose essentiellement sur
l'agriculture.
On peut
espérer que le nouveau "pays
du haut-Rouergue" crée en 2003, par sa taille et ses
moyens plus adaptés, contribuera à enrayer la désertification
qui menace ces territoires, sous peine d'obèrer irrémédiablement
l'avenir de ces territoires ruraux de moyenne montagne à l'équilibre
trés fragile !
Pour
plus d'information :